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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 10:23
Toujours passionnée de mots-croisés, je l'ai toujours été aussi de littérature et d'écriture.Il y a bien longtemps que je me suis lancée à faire des romans, nouvelles et poèmes, mais aujourd'hui, je me lance également à l'édition, par ce petit roman qui rappelle les racines nîmoises de ma jeunesse. Mon d'auteur est mon vrai nom: Marie-France Delêtre. Si vous êtes curieux ou si vous me reconnaissez, n'hésitez pas à me lire et à prendre contact avec moi...Marie-France.
Par Marie-France Delêtre - Publié dans : écriture
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 14:48
Nostalgique en ce mois d'Octobre, bien éloigné de celui de 68, où je finissais des épreuves du Capes, à l'Ensep, épreuves décalées à cause des évènements du mois de Mai, je me baladais dans ce Paris d'aujourd'hui, mon magnéto dans le sac à dos, et l'appareil -photos numérique en bandoulière.
Mes pas, malgré moi, me conduisirent devant une grande maison avec jardin. 
Irrésistiblement attirée, je grimpais à l'étage. Tout était en travaux, des ouvriers s'agitaient dans toutes les pièces. Victor Hugo me proposa de visiter.

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- Petite Marie, c'est gentil de venir me donner un coup de main ! Tu vas me dire ce que tu penses de ce papier, de cette étoffe que je veux draper sur ce fauteuil...
- Non, Victor, je suis nulle pour ça. Je peux faire des photos, si vous voulez, ou vous poser des questions, faire une interview !...
- Interviou !? Qu'est ceci !?...Des fotos, quesaco !?...
- Je vous expliquerai plus tard . Il y a quelqu'un qui me suit...

On frappe à la porte ; Victor va ouvrir ; il ouvre aussi de grands yeux de chouette.

- Louis-Napoléon Bonaparte !...Si on m'avait dit...
- Monsieur Hugo, je vous ai cherché Place des Vosges, mais...
- Mon ancien logement a été ravagé par les flammes ; ici, je repars à nouveau. Je termine la restauration ; ma femme et mes enfants ont hâte de venir y habiter !...
- La restauration !... Je suis venu vous demander conseil. Tout le monde me bafoue. Mais vous, Monsieur Hugo, le génie de ce siècle, vous savez bien que je peux être un homme de vertu .
- Sans doute, sans doute ! La gloire de votre oncle ne doit pas être ternie !...
- Mon ambition, vous savez, est d'être un bon citoyen . Je pense pouvoir faire du bon boulot, mais, pour cela, il me faut être élu...
- C'est vrai que Cavaignac n'est pas un crack, que Raspail n'est pas de taille, Ledru-Rollin, pas assez bien...Quant à Lamartine, il est tout juste bon à nous chanter des comptines...
- Puis-je espérer alors que vous serez assez aimable pour parler de moi dans votre journal L'évènement dans des termes qui...
- Comptez sur moi, vous m'avez séduit ! Il ne sera pas dit que Napoléon est mort ! Je voterai pour vous, 100 fois plutôt qu'une...


Dans mon coin, entre deux coffres et les pots de peinture, je prenais des photos et j'avais branché mon magnéto au tout début de la scène. Je faisais les gros yeux à Victor, mais il était ébloui.
Dès le départ de l'intrus, je courus vers mon grand homme, lui expliquant qu'il s'était fait rouler en beauté...
- Victor le Grand, vous venez de faire plus ample connaissance avec votre Napoléon le Petit...
Par Marie-France Delêtre - Publié dans : écriture
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 09:41
Je me battais pour redresser le bout du pare-choc de ma voiture qui avait subi un beau choc.
J'avais reculé un peu vite, il faisait nuit, il pleuvait, et le tronc d'arbre était dans l'angle mort du rétro...
< Quel pet ! > crais-je, énervée, pensant déjà aux critiques de mon mari.
< Un pet !? Ca me rappelle ma jeunesse !> me dit Victor Hugo, en riant.
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- Victor le Grand, je ne vous ai pas sonné !...J'aurais plutôt besoin d'un carrossier...
- Petite Marie, tu as dit le mot < pet >, et je suis arrivé en coup de vent ...
- Quel esprit !
- Il faut appeler les choses par leur nom ! Un pet, c'est un pet . Ce que je vois sur ton fiacre serait plutôt...
- Nous, on dit < pet >, et on comprend très bien ce que ça veut dire.
- Je t'explique. Quand j'avais 14 ans, à la pension Cordier...
- Oui, tout le monde connaît  vos bêtises et votre poème sur le pet !...
- Tu pètes pas, toi !?
- Mais, Victor, non, mais si, mais, enfin, pas n'importe quand, ni devant tout le monde !...
- Mais, tu sais que c'est très dangereux de ne pas péter !  Péter est une chose naturelle, saine, universelle, obligatoire!...
- Bon, Victor le Grand, vous voilà dans une discussion de bas étage.
- Si le mot < pet > te choque, je peux te dire < exhalaison des pays-bas !>C'est plus poétique, hein, petite Marie ! 
- J'ai aussi ma définition littéraire pour mes mots-croisés: sortie de vent par derrière ! C'est bien, non !? 
- Ah ! Ce n'est pas mal ...Attends, j'ai d'autres définitions ! 
- Non, Victor, une autre fois. Il faut que je rentre chez moi.


Vexé, il me regardait monter dans ma voiture. Je lui criais, en démarrant:
- Victor, il faudra vous soigner ! Vous avez dû attraper la crève, sous cette pluie, vous êtes blanc comme un pet !...
Par Marie-France Delêtre - Publié dans : écriture
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 10:06
Je me creusais la cervelle pour retrouver le nom de l'auteur de L'homme à l'oreille cassée.
Je savais que ça commençait par un A, mais impossible de trouver la suite.
Je dis tout haut <A >. Victor Hugo me souffla à l'oreille :
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- Voyons, petite Marie, Adèle, Abel, Art, Académie, Actes...
- Mais, Victor, pour une fois que je ne pensais pas à vous !...
- Oh ! Olympio, Ombres, Odes, Orientales, Océan...
- C'est terrible ! Il n'y a pas que vous, dans la vie !
- V ? Valjean, Victor, Vacquerie, Vicomte, Vianden...
- Ca suffit maintenant ! Ca ne me donne pas ce que je cherche !...
- Cherche ? Cosette, Charles, Chants, Cénacle, Crépuscule, Commune...
- Victor, vous êtes vraiment terrible ! 
- T ? Torquemada, Toto, Trébuchet, Téléki, Thomas, Tribune...
- On ne vous a jamais dit que votre orgueil était démesuré !?
- D ? Dédé, Dreux, Deschamps, Devéria, Drouet...
- J'abandonne, je n'ai même plus envie d"essayer...
- E ? Ego, Esmeralda, Eugène, Exil, Enjolras...
- Victor, je capitule, je suis vraiment à bout ...



Un déclic se fit dans ma tête. < About !  J'ai trouvé !  c'est About ! >
Victor me regardait, l'air dépité. Il secoua la tête, et, philosophe, déclara qu'on arrivait à bout  de toutes les difficultés avec un peu de recherche et d'imagination...
Par Marie-France Delêtre - Publié dans : écriture
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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 15:42
J'étais au salon de l'automobile, avec mon mari. Pour moi, la voiture est avant tout un objet utilitaire.
Devant un magnifique coupé sport, je m'écriais : < Ca, c'est du luxe !...>
Une grande lumière m'enveloppa . Victor Hugo était là.
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- Tu as dit Lux, petite Marie ! Enfin, nous avons réussi à vaincre les ténèbres !...
- De quoi parlez-vous, Victor le Grand;  quelle lumière , quelles ténèbres !? 
- Mais, le destin de l'humanité ! La liberté, le progrès, la fin du châtiment...
- Stop, Victor, regardez un peu autour de vous, et dites-moi...
- Vous avez de magnifiques fiacres, au 21e siècle, vous allez plus vite !
- Et on ne voit plus les paysages, les fleurs, les oiseaux...
- Vous pouvez partir où vous voulez, quand vous voulez !...
- Tout le monde le fait, et on reste coincé...
- Vous n'avez pas froid, même en plein hiver !...
- On glisse sur le verglas et on se fait écraser sous les congères...
- Vous avez même des lumières pour rouler dans la nuit, regarder les étoiles !...
- Il vaut mieux regarder les côtés de la route, pour repérer les radars...
- Les radars !? Qu'est ceci, petite Marie !?
- Le progrès, Victor, les < temps futurs > et < la vision sublime > que vous chantiez !...
- Mais c'est sûr, < l'avenir se nomme amour >!
- Non, pas toujours, pas toujours...


Il regardait, ébloui, la voiture brillante,
Il approcha un peu, sans oser la toucher,
Se tournant, il me dit:< Cette chose est tentante,
Mais je préfère encore marcher...>
Par Marie-France Delêtre - Publié dans : écriture
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